L’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) est à la recherche de son prochain président et chef de la direction, et ceci survient à un moment crucial pour les investisseurs et les marchés financiers canadiens. Alors qu’Andrew Kriegler s’apprête à quitter ses fonctions après avoir dirigé l’OCRI durant ses premières années d’existence, le prochain dirigeant héritera d’un organisme unifié et mieux positionné qu’à sa création. Sous la direction d’Kriegler, l’OCRI a mis en place un cadre national unique d’autoréglementation, a fait progresser les initiatives d’harmonisation et de modernisation des règles, et a favorisé un traitement plus uniforme des investisseurs partout au pays.
Andrew et moi avons partagé de nombreuses discussions franches sur des questions touchant les investisseurs et les marchés financiers, et j’ai toujours apprécié sa volonté d’examiner des points de vue différents. La protection des investisseurs est optimale lorsque la direction de l’OCRI reste ouverte à différentes opinions, et il sera essentiel de préserver cette ouverture pour garantir la réussite future de l’OCRI.
Le travail d’Andrew jette des bases solides pour la prochaine étape de l’OCRI. Placer l’expérience des investisseurs au cœur des décisions de l’OCRI sera le principal défi du prochain chef de la direction. Pour les investisseurs, le véritable défi sera de transformer les réalisations de l’organisme en avantages concrets : de meilleurs conseils, des produits mieux adaptés et une protection efficace en cas d’incidents. Les fondations étant désormais en place, l’accent pourra être de plus en plus mis sur la garantie que les investisseurs tirent pleinement parti de ces avantages.
Le prochain chef de la direction devrait se poser une question essentielle chaque fois que l’OCRI envisage une nouvelle politique ou un nouveau règlement : en quoi cela améliorera-t-il l’expérience des investisseurs canadiens? Pour y répondre, il faut comprendre les réalités concrètes auxquelles sont confrontés les investisseurs et les participants au marché. Il devra également être prêt à intervenir lorsque les innovations et les pratiques du secteur engendrent des risques inutiles ou causent des préjudices. Enfin, il devra reconnaître que la protection des investisseurs, l’intégrité du marché et la confiance dans les marchés financiers canadiens sont étroitement liés.
Le succès futur de l’OCRI dépendra de sa capacité à s’acquitter efficacement de son mandat, et non pas de l’élargissement de l’organisme. En s’appuyant sur les réalisations de M. Kriegler, le prochain chef de la direction devra veiller à ce que le travail de l’OCRI se traduise par de meilleurs résultats pour les investisseurs. L’objectif n’est pas de refondre l’organisation, mais de garantir qu’elle offre les avantages promis aux investisseurs canadiens.