Les Canadiens sont plus nombreux à participer aux marchés financiers sur lesquels ils comptent de plus en plus pour assurer leur sécurité financière. Or, ces marchés sont complexes et, dans l’ensemble, les Canadiens ne possèdent pas des connaissances financières très poussées. La faute en incombe au système scolaire qui ne fait pas de l’éducation financière ou « littératie en matière financière » une priorité.
Les Canadiens comptent sur le secteur financier pour les conseiller et sur les autorités de réglementation des valeurs mobilières pour les protéger. Ils ont été déçus. Les scandales financiers se sont multipliés ces dernières années où les investisseurs ont perdu des millions de dollars.
Au lieu d’intervenir pour protéger les investisseurs, la réaction des autorités canadiennes de réglementation à des cas d’abus des investisseurs entourés de beaucoup de publicité a été d’affecter des ressources à l’éducation des investisseurs et aux programmes de littératie en matière financière pour les adultes. Ces programmes tendent à transférer la responsabilité (et le blâme) des participants du marché bien informés qui créent et vendent des produits financiers (et de ceux qui réglementent ces participants du marché) à des consommateurs n’ayant pas ou ayant peu de connaissances financières.
Les gouvernements canadiens devraient travailler de concert pour mettre au point et en application une stratégie d’éducation financière nationale. La Fondation recommande le plan d’action suivant :
- L’éducation financière devrait être obligatoire dans toutes les écoles secondaires canadiennes pour que la prochaine génération de Canadiens entre dans la population active et dans le système financier munie d’un niveau élémentaire de connaissances financières.
- Le gouvernement (y compris les autorités de réglementation des valeurs mobilières et des éducateurs) devrait tester l’efficacité des initiatives de formation des adultes en matière financière et pas simplement tenir leur efficacité pour acquise.
- Les autorités de réglementation des valeurs mobilières doivent de nouveau transférer la responsabilité des consommateurs aux participants du marché bien informés des questions financières, qui créent et vendent les produits financiers.






