Le gouvernement australien a annoncé qu’il procédera à des réformes inspirées de celles du Royaume-Uni pour interdire aux conseillers financiers de recevoir des commissions des fournisseurs de produits.
L’Australie suit l’exemple du RDR et interdira les commissions pour les conseillers
Par Iain Martin | 16:33:24 | 26 avril 2010
Le gouvernement australien a annoncé qu’il introduira des réformes inspirées du Retail Distribution Review du Royaume-Uni qui interdiront aux conseillers financiers de recevoir des commissions des fournisseurs de produits.
À partir du 1er juillet 2012, il sera interdit aux conseillers financiers australiens d’être rémunérés par des commissions de fournisseurs ou des accords de vente basés sur le volume. La refonte obligera aussi les sociétés australiennes à adopter la « facturation des conseils »; elles ne pourront plus exiger de frais basés sur des pourcentages pour des placements ou des produits à effet démultiplicateur.
Ces réformes suivent l’exemple des changements proposés par l’autorité des marchés financiers du Royaume-Uni, la FSA (Financial Services Authority) dans le cadre de son examen du placement auprès des particuliers (Retail Distribution Review ou RDR) en cours. Mais le ministre australien responsable des services financiers, Chris Bowen, est allé au-delà du RDR en proposant que les conseillers aient une obligation fiduciaire prescrite d’agir au mieux des intérêts des clients.
« L’Australie est confrontée au défi du vieillissement de la population, dit Chris Bowen. L’accès à des conseils de qualité continue d’occuper une place importante dans la planification pour l’avenir. Ces réformes assureront aux investisseurs australiens de recevoir des conseils financiers qui servent au mieux leurs intérêts, plutôt que d’être orientés vers des produits en fonction des incitatifs ou des commissions offerts à leur conseiller financier. »
M. Bowen a indiqué que l’État australien veillera à élargir l’accès à des conseils simples aux familles à faible revenu, qui ne peuvent pas se permettre de payer les honoraires d’un conseiller financier. Les réformes annoncées font suite à un rapport du parlement australien qui a examiné une série d’effondrements largement médiatisés, dont ceux de Storm Financial, d’Opes Prime et de West Point.
Le gouvernement australien compte aussi renforcer les pouvoirs de son organisme de réglementation, l’Australian Securities and Investments Committee, et il examinera la mise en place d’un mécanisme d’indemnisation des consommateurs.






