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22 fév 2012

Les lacunes du régime de conseiller financier au Canada

Dans un article publié récemment dans le Globe and Mail, Barrie McKenna décrit le conflit d’intérêts inhérent que comportent beaucoup de relations client-conseiller financier. Comme il l’explique, les conseillers veulent que leurs clients bénéficient de rendements élevés, mais ils doivent aussi faire de l’argent eux-mêmes. L’article souligne que nombre de Canadiens ne comprennent pas ce qu’il y a derrière les conseils en placement qu’ils reçoivent et, surtout, combien ils le paient. Dans bien des cas, les conseils que reçoit le client sont influencés par les besoins du conseiller, y compris son désir de garder son emploi. Par exemple, l’achat, la vente ou la simple détention par le client de parts de fonds communs de placement, qui comportent souvent des frais élevés, est l’une des principales manières dont les conseillers gagnent leur vie. Un investisseur interviewé pour l’article se plaignait de ce que « [le conseiller fasse] de l’argent, que les placements de l’investisseur gagnent de la valeur ou en perdent ».

FAIR Canada a déjà exprimé publiquement à maintes reprises ses préoccupations au sujet de ce conflit d’intérêts. L’un de ses principaux chevaux de bataille est de réclamer une norme obligeant les conseillers à donner la priorité aux meilleurs intérêts des clients – ce que l’on appelle souvent le « devoir fiduciaire ».

Dans l’article, la directrice adjointe de FAIR Canada, Ilana Singer, note que l’imposition d’un devoir fiduciaire est la bonne chose à faire, surtout que l’État et les employeurs font de plus en plus porter aux particuliers le fardeau de se constituer un fonds de retraite.

« Ce type de devoir est important pour le tissu du pays, dit Mme Singer. Les Canadiens doivent compter davantage sur leurs propres économies pour subvenir à leurs besoins pendant toute leur retraite. Et si ces économies sont confiées à un conseiller financier, il est d’autant plus important aujourd’hui que les personnes qui donnent les conseils assument une plus grande part de responsabilité ».