FAIR Canada se demande si les conseillers en placement, la TSX et les autorités de réglementation ont convenablement évalué les risques que posent les inscriptions des marchés émergents pour la réputation des marchés des capitaux canadiens et les investisseurs canadiens. Une vérification diligente adéquate concernant la direction et les administrateurs a-t-elle été effectuée ? Le nombre d’inscriptions chinoises présentant des irrégularités comptables et des démissions d’auditeurs indépendants soulève-t-il des questions au sujet de l’adéquation des exigences de comptabilité et d’audit ? Lorsque quelque chose tourne mal, les autorités de réglementation canadiennes ont-elles la capacité de réglementer et d’enquêter sur ces sociétés si la direction, l’entreprise et les livres et registres se trouvent à des milliers de kilomètres dans un pays étranger et que les documents sont écrits dans une langue étrangère ? Les investisseurs canadiens ont perdu plus de 250 millions $ dans deux stratagèmes de PAPE de sociétés chinoises inscrites à la TSX au milieu des années 1990. Santayana a notamment dit que : « Qui ne se souvient pas du passé est condamné à en répéter les erreurs ». Aujourd’hui, nous avons une répétition des années 1990 avec beaucoup d’inscriptions de Chine qui implosent au Canada et aux États-Unis. La principale différence est que les pertes financières pour les investisseurs sont plus de dix fois plus élevées.
Le directeur général de FAIR Canada, Ermanno Pascutto, est apparu sur BNN pour discuter des perspectives des investisseurs au détail sur les questions de réglementation soulevées par le fiasco Sino Forest/Muddy Waters. M. Pascutto a demandé des règles qui régissent la communication d’informations et la diffusion d’informations sensibles au prix par des vendeurs à découvert afin d’assurer un marché ordonné et équitable. Il a aussi demandé l’établissement d’un groupe d’études pour examiner les risques pour les investisseurs canadiens et la réputation des marchés canadiens que soulèvent les inscriptions émanant de la Chine et d’autres marchés émergents. Cliquez ici pour voir l’entretien sur BNN.
L’Office of Investor Education and Advocacy de la SEC des États-Unis a récemment émis un Investor Bulletin sur les hypothèques inversées qui souligne les mesures de mise en application contre des entreprises chinoises inscrites aux bourses américaines ou qui négocient sur les marchés américains. Pendant ce temps, dans un discours devant le Council of Institutional Investors, le commissaire de la SEC Aguilar se demandait si certaines sociétés étrangères abusent du processus de formation des capitaux des États-Unis.
La Bourse de Hong Kong et la Hong Kong Securities and Futures Commission sont des spécialistes de la réglementation des inscriptions en bourse chinoises et Hong Kong attire la crème des PAPE chinoises. Les autorités de réglementation de Hong Kong comprennent les risques élevés de l’inscription à la cote d’entreprises privées de la Chine continentale (particulièrement comparativement à l’inscription d’entreprises d’État chinoises). Le chef de la direction de la Bourse de Hong Kong Exchange a affirmé que Hong Kong est mieux placé pour réglementer les inscriptions chinoises que l’Amérique du Nord. Lire un article de Reuters sur l’opinion de Hong Kong sur la difficulté de la réglementation des inscriptions en bourse chinoises.
Nous espérons que les conseillers en placement, la TSX et les autorités de réglementation du Canada se pencheront sur ces problèmes en temps opportuns pour le bénéfice des investisseurs au détail canadiens et la réputation de nos marchés.






