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10 fév 2011

Le Groupe de travail sur la littératie financière publie son rapport

En février 2010, Groupe de travail sur la littératie financière publiait un document de consultation dans lequel il décrivait les enjeux liés à l’éducation financière au Canada et invitait le public à répondre à des questions. Parmi les sujets abordés : la compréhension du comportement financier, l’épargne et les placements, la planification de la retraite et la protection contre la fraude financière. 

De vastes consultations publiques ont ensuite été menées dans chaque province et territoire, auprès de 170 personnes et organismes. Plus de 300 mémoires et des centaines de commentaires ont été transmis par l’intermédiaire d’un forum en ligne. FAIR Canada a fait une présentation et soumis un mémoire écrit au Groupe de travail, en mai 2010, dans le cadre de ces consultations.

Le Groupe a publié son rapport final cette semaine. Dans un article du quotidien The Globe and Mail intitulé Five keys to a national strategy on financial literacy, Don Stewart et Jacques Ménard résument les cinq priorités qui sous-tendent la stratégie nationale proposée. Donald A. Stewart est le chef de la direction de la Financière Sun Life et le président du Groupe de travail sur la littératie financière, et Jacques Ménard est le président du conseil de BMO Nesbitt Burns et le vice-président du Groupe de travail.

Dans le même journal, Rob Carrick a commenté le rapport dans son article intitulé The lost key to financial literacy: better disclosure. M. Carrick est d’accord avec le contenu du rapport, mais il n’en soutient pas moins qu’il devrait aller beaucoup plus loin. Il réclame une meilleure transparence de la part du secteur des services financiers au sujet des honoraires et des frais.

Ellen Roseman, du Toronto Star, note que les renseignements fournis par le secteur des services financiers reflètent l’intérêt qu’il trouve dans la vente de produits aux particuliers. Elle est en désaccord avec la recommandation du rapport de faire du secteur un « partenaire » dans la création d’un site Web officiel du gouvernement du Canada consacré à la littératie financière. Pour lire l’article : Roseman: Financial literacy means saying no to business interests.

Jonathan Chevreau, du Financial Post, pose quant à lui des questions dures dans Read Between the Literacy Lines. « Les sociétés de fonds communs de placement veulent-elles vraiment que le public sache que les fonds négociés en Bourse sont moins chers que les fonds communs ? Qu’on ne s’y méprenne pas, le secteur des services financiers fait des profits sur le dos des gens qui s’y connaissent peu en matière financière. »