La récente crise financière, les taux d’intérêt les plus bas depuis toujours, le vieillissement de la population et la situation critique des régimes de retraite en faillite ou sous-financés ont fait de la santé du système de retraite du Canada un des sujets les plus cruciaux de notre temps. Les Canadiens épargnent-ils assez pour leurs vieux jours ? Investissent-ils cette épargne judicieusement ? Comment se compare la prise en charge des aînés au Canada et dans d’autres pays ?
FAIR Canada soutient l’appel de l’Association canadienne des individus retraités (CARP) en faveur d’un sommet national sur les retraites réunissant toutes les parties intéressées : les représentants des épargnants, les retraités et les groupes d’aînés, les syndicats, les prestataires de services financiers, les gestionnaires de caisse de retraite, les consultants, les milieux universitaires et d’autres. Le sommet aurait pour mandat de rechercher un accord sur les faits et de proposer des mesures et des suggestions particulières pour améliorer le financement de la retraite au Canada. Comme la population vieillit alors que les pressions sur les finances publiques augmentent, il est crucial de concevoir des politiques efficaces pour offrir à nos aînés la sécurité économique de manière rentable.
Le sommet sur la retraite et le rapport Mintz
Le 18 décembre 2009, les ministres des Finances fédéral, provinciaux et territoriaux se sont réunis à Whitehorse, au Yukon. Les ministres ont conclu leur rencontre avec des projets de « consultations publiques vigoureuses » devant déboucher sur des décisions concrètes à leur prochaine réunion, en mai 2010. Vous trouverez d’autres renseignements sur la rencontre de Whitehorse en cliquant ici.
Les ministres avaient constitué un groupe de travail sur le niveau adéquat du revenu de retraite en mai 2009 sous la direction de Jack Mintz, de l’Université de Calgary. Le groupe de travail a lancé plusieurs études et présenté ses rapports à temps pour la rencontre de Whitehorse.
Le sommaire de 30 pages du Rapport Mintz concluait que le système de retraite du Canada est relativement en bon état et que les Canadiens aînés sont mieux lotis que la plupart de leurs semblables dans les autres pays développés. Cependant, une importante minorité de Canadiens (20 % à 25 %) n’ont pas d’épargne suffisante pour s’assurer une retraite confortable. Le Rapport Mintz conclut sur un appel à des études plus approfondies sur divers sujets y compris les taux d’utilisation par les retraités et l’analyse des sous-groupes qui n’épargnent pas assez.
Une des conclusions peu remarquées du Rapport Mintz portait sur l’importance de la maximisation des rendements des placements après impôt et déduction faite des frais et le coût élevé que paient les Canadiens pour la gestion de leurs actifs et les conseils. « Si on prend en compte tous les coûts d’une gestion active, des actifs à gestion passive rapportent des rendements supérieurs. Les investisseurs individuels ne semblent pas être suffisamment conseillés pour investir dans des fonds indexés et négociés en bourse afin d’améliorer le rendement de leurs fonds. » Cette concentration sur les coûts et sur les tâches des conseillers est un thème de travail important de FAIR Canada.
Autres opinions sur le système de retraite du Canada
Certaines des méthodologies du Rapport Mintz prêtent à controverse, particulièrement la prise en compte de la résidence principale des aînés comme source de revenu. Lire à ce sujet une critique intéressante par l’actuaire et conseiller du Common Front for Retirement Security, Jim Murta, ici.
D’autres groupes croient que le système de retraite du Canada est en décrépitude et qu’il a besoin d’interventions urgentes, et ils appellent à une expansion ou un soutien complémentaire du régime de retraite national public existant. Voir l’étude de 9 pages de l’Association canadienne des individus retraités (CARP) « Time for a Universal Pension Plan. Un rapport en 2009 demandé par le gouvernement de l’Ontario avait averti qu’une importante minorité de Canadiens pourraient connaître une nette diminution de leur niveau de vie à la retraite – particulièrement les immigrants, les aînés ayant des personnes à charge et les personnes comptant sur le Supplément de revenu garanti.







